samedi 21 avril 2018

Quelques informations musicales. Some musical informations.

Le Larigot nouveau est arrivé :

Deux beaux numéros du "Larigot" pour "le prix d'un".....Pour ceux qui sont abonnés a notre association ACIMV ou qui souhaitent s'abonner : Le site de l'ACIMV.

Le numéro 61 :




Avec au sommaire


- La star du numéro : Flûte traversière à douze clés de Tulou par José Da Silva

- Complément à l’article du Larigot 59 : Les saxophones « système Romero » et assimilés par Jean-Jacques Bona

- Complément à l’article du Larigot 60 : Duplication des clés graves du saxophone et « système Boehm » par Marten Postma

- Essai sur la datation des ophicléides par Jérôme Wiss

- Société des Amis d’Instruments Anciens de Musique (GEFAM) par Ulrich Halder

- Deux cromornes du XVIe siècle par Philippe Allain-Dupré
- La ténora et le tible : des instruments catalans ? par Núria Bonet Filella
- À la recherche de Claude Laurent par Montserrat Gascón  

Pour ses 30 ans, l'ACIMV fait un beau cadeau à ses adhérents...
En effet, avec le Larigot 61, tous les membres de notre association recevront le Larigot spécial XXVIII. Un bel ouvrage tout en couleur de 52 pages retraçant entre autre l'historique de l'ACIMV et un résumé de son anniversaire qui eut lieu à La Couture-Boussey. Alors, n'hésitez plus et adhérez à notre association... 

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Décès de Claire Soubeyran


Nous venons d'apprendre le décès de Claire Soubeyran, bien connue dans le monde des collectionneurs, flûtistes et musiciens. Elle avait eu la gentillesse  de nous aider dans nos articles sur Tulou et Nonon puisqu'elle fabriquait des instruments sur les modèles de ces facteurs. Toutes nos sincères condoléances à sa famille et ses amis. 

Flûte réalisée par Claire Soubeyran sur le modèle de Tulou.
"Flûte en ré, en bois d'ébène ou en grenadille (cocuswood). Avec barillet d’accord à 5, 6 ou 8 clés avec patte de ré ou patte d’ut.
Clés longues en bronze argenté (pour plus de rigidité), clés courtes en argent.
Diapason : 438, 440, 442 Hz.
Caractère : Toute la distinction et le brillant de ce qui inspirera l’école française de la flûte.
On peut considérer le modèle Tulou comme la flûte romantique portée à sa perfection :
timbre riche, intonation très fiable, grande aisance dans l’aigu.
Confort, souplesse et efficacité caractérisent la mécanique de cet instrument.
Répertoire : très satisfaisante à l’orchestre comme en musique de chambre. BEETHOVEN, SCHUMANN, MENDELSSOHNN, BERLIOZ, BRAHMS, MAHLER, BRUCKNER...
Trois flûtes originales m’ont servi à mettre au point ce modèle (merci à Laurent Kaltenbach et à Liane Ehlich)
Jean Louis Tulou, Paris (1786-1865) : flûtiste virtuose célèbre pour sa méthode et pour son apologie de la flûte conique. Facteur d’abord associé à Nonon, ses flûtes seront copiées et jouées dans toute l’Europe du XIXe siècle"

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Vente à Drouot le 24 avril : Son et Musique.
Etude Chayette et Cheval.


Cette vente très intéressante comporte non seulement des instruments, comme ce superbe Hautbois du XVIIIéme siècle de Deschamps à Paris......



.....de nombreux documents, gravures, partitions.....mais sera l'occasion, également, de disperser de nombreux documents et témoignages sur Maurice Maréchal le célèbre violoncelliste né en 1892 en Bourgogne, qui obtint son premier prix du Conservatoire en 1911 avant d'être engagé dans la grande guerre de 1914-1918. Après  ce conflit il aura une carrière mondiale de soliste mais aussi de professeur. Pourquoi souligner cette vente ? Parce que ma sœur Huguette Morin a été l’élève de ce grand maître et qu'il est émouvant de voir disperser tous ces souvenirs.....Espérons qu'ils terminerons dans de bonnes mains.

Maurice Maréchal (1892-1964).



C'est l'occasion de découvrir également que les mémoires de guerre de Maurice Maréchal sont conservées au Musée de la musique ainsi que le violoncelle fabriqué à partir de caisse de munitions : dit "le poilu". 
Cette épopée a donné un livre écrit par Luc Durosoir........

.......Ainsi qu'une nouvelle aventure, dans le cadre des commémorations faites pour célébrer le centenaire de la grande guerre : la réalisation d'une copie faite du "poilu" par le luthier Jean Louis Prochasson, pour refaire sonner cette musique plus forte que la guerre.




Maurice Maréchal.

mercredi 28 mars 2018

Cimbasso : Vous connaissez ? En v l’à du grave. That's serious Low tone.

Connaissez vous le Cimbasso ?


C'est un trombone contrebasse à 3 à 5 pistons ou palettes en Fa ou en Si b". Cimbasso, viendrait (non pas du Brésil, genre bossa) de "corno in basso" (ce n'est pas une insulte), et il a été utilisé au début du XIX siècle dans les opéras de Bellini, Verdi, Puccini...

En fait les parties de trombones dans le "très grave" étaient jouées par des instruments variables, selon les pays genre ophicléides, ou "truc comme celui illustré en dessous"
Cimbasso droit de Orsi.


Il parait que vers 1881, un certain Peletti, fabricant de son état à Milan, a enfin trouvé la solution....et l' on arrive à ce que joue Monsieur Johnson.
Et je concluais ce "super article" écrit en 2009, mais remis rapidement à jour par : "Enfin pour conclure, comme vous pouvez le vérifier, il est temps de trouver un spécialiste des cuivres qui si colle pour faire un blog en français......alors allez y....c'est pas compliqué, cela ne prend pas plus de temps que de faire un mail. Alors le club du Larigot ?"
Et vous voyez je n'ai toujours pas été exhaussé. Alors je suis toujours obligé de "pomper" dans de super sites étrangers comme celui  de  Historic Trombone ou j'ai trouvé cette photo de Nicolas Eastop tenant un trombone contrebasse de Oller réalisé en 1639 du musée de la musique de Stockholm. Ecoutez le son de cet instrument me permet de faire comprendre à mes voisins ce que nous avons enduré pendant un an, pendant leurs travaux grâce à leurs percuteurs, perceuses.....



......ou celui de 


Un spécial coup de cœur pour le site de :Will KIMBALL 



Et ensuite le Cimbasso c'est " super beau " surtout pour le jazz, quand c'est joué par Mattis Cederberg, sur un arrangement de Helge Albin.

Et il y a des tuyaux bizarres .



Le Cimbasso a de drôles d'effets secondaires ? Et comme le nombre de lecteurs du blog baisse .....on va essayer une autre technique.




Le Cimbasso rend fou......Il y en a même un qui a démonté sa chaudière pour en jouer sur scène ?



lundi 19 mars 2018

AUTIERO Marchands d'instruments de musique à Avignon. Autiero from Avignon : String instrument Maker an musical instrument dealer.



Deux sociétés ont été crée à Avignon par deux frères : en 1875 Joseph Autiéro, luthier né en Italie à Teano le 31 décembre 1858 et en 1876 Gaëtan Autiéro né en 1853 qui prit la suite de la Maison Abeille à Avignon.


Ces deux luthiers nés à Téano prés de Caserte en Italie étaient arrivés avec leur père Paride Autiéri (Naples 1829-Avignon 1909) lui aussi luthier et ébéniste et leur mère Carmina Lambiasi à Avignon après la guerre de Crimée. Installés comme luthiers tous les trois ils développèrent le commerce de musique en Avignon.

Teano (Italie), province de Caserte près de Naples.
Gaëtan(o) Autiéro (Autiéri) (1853- ), frère aîné  se marrie le 15 avril 1885 à Avignon avec la fille d'un riche agriculteur de Pernes les Fontaines, Marguerite Antoinette Prat. (1853-1919).
Gaëtan AUTIERO.
Marguerite PRAT;














Ils eurent au moins cinq enfants dont trois garçons :Jean Gualbet Frédéric Autiéro (1887-1965) qui sera musicien et dont nous reparlerons, Joseph Marius Autiéro (1891-1945), Marcel Jean Roch Autiéro (1893- ). Gaëtan et Joseph sont dans un premier temps installés rue de Saunerie en Avignon, puis vers 1897 ils changent pour les 28 et 30 rue des Marchands.
Signature de Gaëtan AUTIERO en 1891.
Ils exercent d'abord le métier de luthier puis après sont marchands de musique et de pianos comme on peut le voir pour cette guitare de René Lacotte de 1829 réparée en 1896 par Gaëtan Autiéro.
Marque d"une guitare de René Lacote réparée en 1896
par Gaëtan Autiéro. (collection  Andreas Schlegel)
Pour visiter le site d'Andreas Schlegel : Accords Nouveaux

Quant à Joseph Autiéro il avait épousé Françoise Virginie Charbonnier (1859- ) la fille d'un expéditeur de commerce, dont il aura 5 enfants dont un fils Victor Antoine Autiéro (1887-1972) qui lui succédera.

Signature de Joseph Autiéro.
Les frères Autiéro ont obtenu une médaille d'argent et une de vermeil aux expositions industrielles et nationales à Carpentras en 1891 et une autre médaille d'or à l'exposition internationale de Cannes en 1892.
Facture de Joseph Autiéro datée 1896.
Bien sur ils vendaient toutes sortes d'instruments et étaient également marchands de pianos.
Marque d'une flûte Thibouville vendue par Joseph AUTIERO.
Ils sont installés en 1910 pour Gaëtan 18 rue de la République et pour Joseph 5 rue des Marchands et 20 rue de la République. Arrive la grande guerre et nous passons à la génération suivante.Frédéric (Jean Gualbet) Autiéro (1887-1965) le premier fils de Gaëtan AUTIERO à fait des études musicale (corniste) d'abord à Avignon puis ensuite à Paris où il obtiendra un premier prix. A la même époque il fait  son service militaire jusqu'en 1908 où il revient pour tenir le magasin familiale.
Durant ses études musicales à Paris il étudia également l'écriture musicale pour laquelle il avait un certain don. Il avait épousé le 11 août 1906 Hélène Marthe Chastel et eurent trois enfants : Jean Lucien Charles Autiéro (1905-) dont nous reparlerons,Roger Gaëtan Marie Autiéro (1908-1942), violoncelliste qui décédera à 33 ans à Nyons,Marie Jeanne Joséphine Autiéro (1910- ) qui sera pianiste. Il fait la grande guerre au 14 ème régiment de chasseur et termine la guerre dans une unité non combattante avant d'être démobilisé le 8 novembre 1924, pour installer un magasin de musique à Nyons dans la Drôme, rue Nationale. A la fin de la guerre il rencontra sa future seconde femme Justine Antoinette Sinard, qu'il n'épousera qu'en 1950 après la mort de sa première épouse, car il ne divorcera pas. En plus de son magasin de Nyons qu'il tiendra jusqu'à sa mort le 25 mai 1965 à Nyons, ses leçons de musique, il écrira des opérettes.
Une des opérettes les plus connues de F. Autiéro.


A partir de 1919 le magasin d'Avignon de Gaëtan Autiéro fut repris par André Marius Montagard (Paris 1888-Avignon 1965), Gaétan ayant suivi son fils à Nyons.
Papier à en-tête d'André Montagard successeur de Gaëtan Autiéro et fils.
André Montagard était un parolier célèbre parce qu’après son passage à Avignon il réalisa quelques succès dont le très connu "une partie de pétanque" et surtout.....Il est l'auteur du célèbre Hymne à la gloire du Maréchal Pétain : "Maréchal nous voilà".







Vers 1927 André Montagard quitte Avignon et c'est le fils de Frédéric Autiéro, Jean (Lucien Charles) Autiéro qui reprend le magasin comme il explique dans une lettre envoyée à Gaudet Deslaurier. D'après cette lettre Jean était le beau frère d'André.
Lettre de Jean Autiéro expliquant à Gaudet Deslaurier
qu'il reprend le commerce d' André Montagard;
(Collection RP)
Jean Autiéro exercera à Avignon jusqu'en 1945 avant de s'installer à Nice où il collabora avec Couesnon pour améliorer leurs saxophones et réparera les instruments des musiciens du festival de Jazz d'Antibes.
Lettre à l'en-tête de Jean  Autiéro. (Collection RP)
Quand à Joseph Autério, c'est son fils Victor (Antoine) Autiéro (1887-1972) qui lui succéda. Après des études musicales il fit son service militaire en 1905 et s'engagea au 7 ème génie. Sapeur musicien jusqu'en 1909, il s'engage comme sergent en 1914, blessé il est réformé en 1915. Son père meurt en 1919 à 60 ans et Joseph reprend l'activité du magasin jusqu'à la guerre de 39-45. Il est décédé en Avignon en 1972.
Lettre à l'entête de Victor Autiéro.






jeudi 15 mars 2018

Claude LAURENT (1774-1849), horloger célèbre facteur de flûtes en cristal. La thèse de Montserrat Gascon Castillo : Evénement majeur. Claude LAURENT (1774-1849) watchmaker and famous flutes maker of crystal : Montserrat Gascon Castillo ' thesis: A Major Event.

Nous l’attendions tous avec impatience et avec grand intérêt  cette thèse de Montserrat Gascon Castillo sur ce si célèbre et bien inconnu facteur de flûtes en cristal : Claude Laurent. Et bien il faut le dire et le faire savoir, nous ne sommes pas déçu et complètement enthousiaste. Quel beau travail....même si nous sommes obligé de nous mettre au catalan (Mais aujourd'hui il y a de super outils sur internet) et Montserrat est en train d'organiser une traduction en anglais et a accepté de faire un article en français dans le Larigot qui paraîtra dans un prochain numéro. Cette thèse est une référence pour évoquer l'évolution de la flûte française. En tout cas  : Bravo et merci à Montserrat pour ce travail plus que complet. 


































Non seulement Montserrat nous permet de connaître le travail de cet exceptionnel facteur, mais nous fait redécouvrir le son de ces flûtes en les faisant sortir de la case dans laquelle les musicologues les avaient enfermées : "Cadeaux de prestige sans intérêt musicale"car en tant que flûtiste elle les joue en concerts.

Nous n'allons pas revenir sur les raisons de l’utilisation du cristal et sur la vente de ces instruments à des personnages illustres que nous avons traités dans ce blog........ 


Dans sa thèse Montserrat nous explique comment elle a commencé à s’intéresser aux flûtes de Claude Laurent. Il existe au musée de Barcelone deux flûtes de ce facteur, et Roma Escalas son directeur à décidé en 2010 de faire restaurer ces instruments et de lui demander de les jouer après cette restauration. Après ce concert et cet essai elle a voulu en savoir plus sur son fabricant.
Flûte à 8 clés de 1839. (Musée de Barcelone)
Son travail s'est orienté dans trois directions :
La première : Recherches biographiques sur Claude Laurent.
Deuxièmement : Développer les éléments qui montrent que le rôle de Claude Laurent dans le développement de la flûte française a été sous estimé.
Troisièmement : Répertorier l'ensemble de ses instruments. 

Biographie de Claude Laurent.

On ne savait pratiquement rien sur Claude Laurent sinon qu'il était horloger et qu'il était né à Langres.
En fait il est né le 4 décembre 1774 à Saint Maurice les Langres en Haute Marne. Son père Etienne Laurent (1744-1804) était marchand et aubergiste à la ferme de "La Folie", sa mère était  Anne Juy (1740-1775) et avait 7 frères (4) et sœurs (3). Sa mère Anne meurt quelques mois après sa naissance, son père se remarie avec Marguerite Maillard (1756-1805) et aurons dix enfants.
Pour en savoir plus sur la généalogie de Claude Laurent consulter : L'arbre généalogique de Cédric Touvet de Nancy.
Comment C. Laurent est devenu horloger, on ne le sait pas, en revanche ce que l'on sait c'est qu'il devait être particulièrement compétent puisqu'en 1794 à 20 ans, il était Membre suppléant du jury chargé de décider les questions relatives au nouveau système horaire.
Pendule squelette. Émaux de Coteau.  Mouvement
de Laurent donnant les heures décimales et duodécimales
jours de la décade, quantième et mois républicain, mois
grégoriens. Vers 1794.(Genève Antiquorum)
De quoi s'agit-il ? A la révolution en 1789 on comptait en France 2000 unités de mesures différentes sur le territoire. Les cahiers de doléances demandant de résoudre ce point : "On ne veut plus deux poids, deux mesures", le 30 mars 1791 l'assemblée Constituante adopte l'échelle décimale pour l'ensemble du système qui conduit au "temps révolutionnaire décimal" : journée de 10 heures, 100 minutes, 100 secondes, une heure décimale était égale à 2 heures 24 minutes. Ce temps révolutionnaire ne fut pas très populaire mais il fut officiellement en vigueur en France du 5 octobre 1793 au 7 avril 1795. Cet épisode montre que Claude Laurent était un horloger expert mais aussi "révolutionnaire". 
Pendule c. 1805 Signat: Laurent à Paris
 (The Redding Archives. Gündisau, Suïssa )
Il s’avère que notre horloger était un flûtiste amateur amoureux de musique ce qui expliquerait son travail sur la flûte. Dès le début des années 1800 il avait déjà conçu sa flûte en cristal qu'il fit breveter en 1806.  On découvre dans la thèse de Montserrat une flûte datée de 1805. Cette flûte possède déjà  une clé de Ré # à bascule.
Flûte de Laurent datée de 1805, à 4 clés et deux corps de rechange.
(Coll. G. Pöllitsch)

Il participe régulièrement aux expositions de Paris ; il obtient en 1806 une médaille d'argent de deuxième classe pour ses flûtes en cristal, mais également en 1834, 1839 où en plus de ses flûtes en cristal il présente des flûtes en bois et 1844 il ajoute des becs de cristal pour clarinettes et des embouchures pour cuivres.



mercredi 14 mars 2018

Quizz et anecdotes n° 4


Par José-Daniel Touroude



Pour lire les autres Quizz et anecdotes voir les liens suivants :


Quizz n°1 sur les flûtes et autres instruments à vent proches
Quizz et anecdotes n°2 sur des musiciens célèbres
Quizz et anecdotes n°3 sur des musiciens célèbres


Et encore du QUIZZZZZZzzzz
Question n°1 :
Quel est le nom de l’instrument construit par un politicien célèbre américain en 1761 qui fut interdit car : « il faisait hurler les animaux, faisait accoucher les femmes avant terme, et entraînait la folie » ! et pourtant de nombreux compositeurs comme Mozart, Hasse, Reicha, Donizetti, CPE Bach etc … et même quelques contemporains composèrent pour cet instrument étrange. Paganini l’appelait «l’orgue des anges» !
(Musée des instruments de Rome)
Indice :
Cet américain fut un des pères des Etats Unis d’Amérique, 1er ambassadeur en France, inventeur du paratonnerre … c’est Benjamin Franklin ! Cet instrument est en fait constitué de verres musicaux empilés sur un axe qui avec le doigt mouillé engendre des sons cristallins.

Illustration sonore : parfois on a des représentations dans les cirques et music hall qui utilisent les verres. 


Réponse : l’harmonica de verre.

Anecdotes : les dernières paroles de Rameau, le grand théoricien de l’harmonie et musicien raffiné, fut de dire sur son lit de mort à son prêtre confesseur qui psalmodiait, « arrêter de chanter faux pour un musicien c’est l’enfer ! »…. et il mourut . J’espère pour lui que la musique des anges au paradis est plus harmonieuse ! 

Question n°2:
Quel est ce compositeur français qui était aussi peintre, collectionneur d’estampes japonaises, ami de Chausson et de Satie (Rose Croix comme lui)
E. Chausson
E. Satie
Indice : son art était très lié au liquide et à la mer,  il demanda qu’une de ses partitions d’ailleurs soit illustrée avec une estampe japonaise.
Illustration : la vague d’Hokusai 


Réponse : Debussy 

Anecdotes : Lors des répétitions de Pelléas et Mélisande ses détracteurs avaient gommé  les # et bémols des partitions lors des répétions afin de tromper les musiciens ! et  lors de la répétition générale d’autres détracteurs avaient griffonnés à la place du titre : pédéraste et médisante pour les faire rire et les déstabiliser.   

A quoi servent les touches blanches et les noires sur votre orgue ? demande une dame au grand Widor. Il a répondu avec humour : on joue les touches blanches pour les jours de fêtes et les touches noires pour les funérailles !

Un jour un musicien (est-ce Barenboïm ?) trouve la lampe magique d’Aladin et tout à coup un génie en sort et lui dit : « Maître je peux vous donner qu’un seul vœu. Que voulez vous ? ». Je veux la paix dans le monde et surtout au Moyen–Orient entre juifs et musulmans. « C’est un vœux trop difficile ! » lui réponds le Génie. « Avez vous un autre vœu ? »  J’aimerais que dans mes orchestres les trombones jouent juste …Le génie réfléchit et dit « Bon ! je vais voir ce que je peux faire avec le Moyen- Orient ! »
Question n°3:

Quel est le grand compositeur et pianiste du XIXème siècle qui mordait une barre de fer fixée sur son piano quand il jouait ? Pas parce qu’il était enragé, mais pour contrer une infirmité.
L'un des trois pianos (officiels) que ce compositeur a possédé.
C'est un Conrad Graf.
Indice : il déménageait sans cesse, à peu près tous les 6 mois, car ses voisins eux devenaient enragés surtout quand il jouait toute la nuit ! Il  souffrait le martyr à cause du saturnisme (empoisonnement au plomb) . C’était «pathétique» et pourtant il a produit un « hymne joyeux. ».
Son masque mortuaire.
Illustration musicale 


Réponse : Beethoven devenu sourd percevait ainsi les vibrations et donc les notes à travers sa mâchoire par auto-transmission osseuse.


Question n° 4  : Musique et espionnage. Quelle est l’horloge qui par sa musique dans un premier temps indiquait les possibilités  à l’aviation ennemie de préciser ses frappes mais que le contre espionnage dans un deuxième temps a pu retourner pour leurrer l’ennemi.


Indice : Enigma et photo du film Imitation Game sur la vie d’Alan Turing.

Illustration musicale :  Ring dem Bells

Réponse : les musiciens et physiciens allemands analysaient les sons de Big Ben de Londres pendant la deuxième guerre mondiale et prévoyaient selon la qualité des sons émis le temps qu’il faisait sur Londres et les possibilités de bombardement. Les horaires étaient fixes sur l’Angleterre depuis 1880 (avant chaque ville avait son heure !). Les anglais s’aperçurent de ce stratagème et firent de l’intoxication en enregistrant puis en retransmettant  les cloches de Big Ben des jours choisis précédents où il faisait mauvais (cela ne devait pas être difficile !)

Anecdote : la musique peut être stratégique ! Quand une bataille célèbre fut gagnée grâce au concours de musiciens ! En effet quelques trompettistes changèrent le cours de la bataille car comme ils avaient un rôle essentiel de transmission des ordres, le général Bonaparte mal engagé eut l’idée géniale de cacher une vingtaine de trompettistes dans les bois autour de l’armée ennemie qui se croyant encerclé, modifia ses positions et tombèrent dans le piège . Napoléon en fit une victoire et comme il avait le sens de la communication, il transforma cette petite victoire en épopée décisive digne d’Alexandre le grand ! contre une armée importante. Ce fait fut immortalisé par le peintre David qui fit un tableau célèbre de la victoire du Pont d’Arcole d’un petit général qui deviendra grand ! Les musiciens napoléoniens furent essentiels et nombreux (1000 clarinettistes dans les armées napoléoniennes) participant à ses nombreuses batailles et auront des récompenses sous son règne avec les instruments d’honneur.

Question n°5 : quel est le musicien qui mit les chanteurs sur une estrade, les musiciens dans une fosse pour qu’ils soient invisibles pour le public, qui ferma les lumières lors des spectacles, qui interdit de discuter , qui fit asseoir les spectateurs sur des gradins dans un amphithéâtre afin que tous puissent voir à égalité … afin de se concentrer sur la scène et non dans la salle !
Indice :  il a construit son théâtre dans une ville qui deviendra mondialement connu par ce compositeur.
Illustration musicale :
Réponse : 
Richard Wagner en aménageant son théâtre à Bayreuth pour les Nibelungen va changer profondément l’écoute d’un opéra ou d’un concert (auparavant c’était à l’italienne dans un joyeux  désordre).

Anecdote :
Un élève apprends la contrebasse. Au premier cours, il apprend à tirer et pousser l’archet sur le Mi. Au deuxième cours, il apprend le changement de cordes sur Mi-La  Mi-La...., pour le troisième cours, il est absent car il a un cacheton....

Pour nos amis Bernie, René et autres saxophonistes, c’est dans l’aigu que cela devient grave… 

En voilà un (de bassiste) qui a pris plus de trois leçons :