samedi 19 décembre 2009

Deux sites internet sur la lutherie et la facture de pianos.

Je voudrais vous faire découvrir, si vous ne les connaissez déjà, deux sites de passionnés.

Tout d'abord celui de Roland TERRIER, luthier à Mirecourt, qui en plus de son travail alimente un site spécialisé, où vous trouvez tout, non seulement sur la lutherie, toutes les marques, l'histoire, la généalogie, les images de très beaux instruments....mais qui a scanné un nombre innombrable de catalogues concernant le quatuor mais aussi ceux de grands industriels comme Thibouville, Couesnon avec des pianos, cuivres, instruments à vent, accessoires etc...et quelques annuaires musicaux.

C'est simple vous ne pouvez pas le manquer, si vous faites des recherches sur la facture instrumentale : http://www.luthiers-mirecourt.com/index.htm

Un autre site très intéressant, celui de Lieve VERBECK,qui travaille sur les marques de pianos, notamment la facture française, et en plus de trés nombreuses llustrations, indique des liens vers des ouvrages de référence : Pontécoulant, Fétis....comptes rendus sur les Expositions, sur les brevets d'inventions etc...scannés sur internet.

http://users.telenet.be/lieve.verbeeck/pianos_francais.htm


Sébastien ERARD (né à Strasbourg 1752- mort à Paris 1831)

lundi 30 novembre 2009

La famille BUFFET : Jean Louis BUFFET (Buffet Crampon) 1813-1865.

Préambule :
Je n'ai pas l'intention de traiter dans cet article l'histoire de la famille BUFFET, mais simplement d'essayer de faire "un peu de clarté" dans la période complexe de 1830 à 1859, avant "l'installation de la Maison Buffet Crampon et Cie". C'est également l'arrivée de la nouvelle flûte Boehm et de toutes les conséquences qui en découlent.
A l'origine je souhaitais faire un petit article sur une flûte de ma collection, de Buffet Crampon, avec un système 32 hybride amusant, et j'avais beaucoup de mal à m'y retrouver dans les nombreux articles qu'y existent, entre les "Louis, Jean Louis, Auguste, les jeunes, fils, aîné etc....".
Donc si vous trouvez des erreurs, des oublis et que vous voulez corriger, modifier, illustrer, ajouter, compléter......ou que que vous avez des marques complémentaires...Vous êtes bienvenue.
Donc à l'origine "était le père": Denis BUFFET (Buffet Auger) né le 28 juillet 1783 à La Couture, dans une famille de tourneurs. Son père Claude BUFFET était en 1789, journalier et sa mère Marie Louise DELERABLEE.
Denis BUFFET épouse le 18 juillet 1808 à La Couture, Marie Anne AUGER, fille de facteur d'instruments de musique à La Couture. (Voir l'article de Denis Watel : Larigot N° 44 de septembre 2009). Il se serait installé vers 1825 à Paris au 18 passage du Grand Cerf. D'autres auteurs (New Grove Dictionary) situent son arrivée à Paris vers 1830. Nous penchons plutôt pour la seconde hypothèse, car il ne figure pas en 1830 dans le "Bottin de Paris", mais apparaît en 1832 (1831?) à cette adresse mais sous le nom de Buffet et non Buffet Auger.
La marque situé en tête de l'article : Étoile/Buffet A Paris/Étoile. correspond à cette période.
Le Langwill signale deux marques qui pourraient être également de cette période:
Lyre/D.Buffet A Paris et Étoile/ Buffet Aîné.

Son fils Jean Louis BUFFET (Buffet Crampon) est né à La Couture le 18 juillet 1813. Il épouse le 5 janvier 1836 Zoë CRAMPON (1815-1873).
En 1838 (1837?), le "Bottin parisien", signale deux adresses pour ces facteurs : BUFFET Fils, flûtes, clarinettes, flageolets ; magasin de tous instrumens, passage du Grand Cerf 18 et BUFFET AUGER, flûtes, clarinettes, flageolets, raccommodages à des prix modérés, commission en province et à l'étranger, rue Montmartre, 70.
En 1840 (1841?) toujours deux adresses, mais celle de BUFFET AUGER a changée : flûtes,clarinettes, flageolets, rue Boucher 12.
Que c'est il passé entre le père et le fils ? Extension d'activité ? (mais le père (55 ans) : laissant la place au fils ce n'était pas courant à l'époque). Mariage ?, Rupture.....En tout cas ils voulaient faire une différence au niveau des marques : Buffet Fils A Paris et visage "en gloriole"/ Buffet Auger A Paris/Étoile.
Le 24 septembre septembre 1841 Denis BUFFET (Buffet Auger)décède à Paris à l'âge de 58 ans.

En 1842 (1841?) le Bottin signale toujours deux adresses mais
pour la première fois apparaît : BUFFET CRAMPON, flûtes, clarinettes, flageolets, hautbois, bassons et magasin de tous les instruments de musique, fait la commission, passage du Grand Cerf 22.
Donc la première marque : Lyre/Buffet Crampon A Paris dans un ovale/BC entrelacés serait apparue fin 1841, début 1842, pour faire la différence avec Buffet Auger ? Car en 1842 figure toujours : BUFFET AUGER, flûtes, clarinettes, flageolets, rue Montorgueuil 55.
Sans doute un problème de succession, parce que Buffet Auger n'apparaît plus dans le Bottin de/et après 1844 (1843 ?). Notons que le magasin du passage du Grand Cerf, passe du 18 au 22.

De 1844 à 1852 : l'adresse Buffet Crampon reste la même. A signaler la participation aux expositions de Paris en 1844 : (piccolo de Boehm, flûte, flageolet, clarinette) et 1849 (flageolet, flûte mixte, hautbois), la prise d'un brevet en 1845 pour une "amélioration de la clarinette", très proche de celui obtenu par Auguste BUFFET (Buffet Jeune).
Pour les brevets Buffet de cette période concernant la clarinette : Voir le Blog de Denis Watel.
http://clariboles-et-cie.blogspot.com/2009/10/clarinettes-anneaux-et-trous-de.html
Pour la flûte, nous reviendrons sur ce point dans un prochain article, pour présenter notre flûte système 32 (peut être un modèle voisin de la "flûte mixte" présentée en 1849).


En 1850 il s'associe avec son frère Louis BUFFET (né à Anet le 10 mars 1823) et Ferdinand TOURNIER. Ils ouvrent la même année un atelier à Mantes la ville. En 1851, Louis Buffet quitte l'association pour créer sa société (Louis BUFFET et Cie), il est remplacé par Jean Pierre Gabriel GOUMAS né le 2 janvier 1827 et qui était le mari d'une nièce de Buffet Crampon.
Marque d'une clarinette de la collection F. Camboulive.

Goumas devient associé de Buffet Crampon et de Tournier en 1855. A la suite du décès de Tournier en 1859, ils forment une nouvelle société avec un nouveau membre, Adolphe Marthe LEROY : BUFFET CRAMPON & Cie.
Jean Louis BUFFET (Buffet Crampon) décède le 17 avril 1865 à Mantes la Ville, à l'âge de 52 ans.

La suite est une autre aventure : http://www.buffet-crampon.com/fr/histoire.php
PS : Différentes adresses du frère de Jean Louis Buffet (Buffet Crampon):
Louis BUFFET et Cie : 1852 : Buffet, 1 quai Saint Michel. 1855 à 1861 : Louis Buffet 55 rue de Ponceau. 1861 à 1863, 110 rue Vieille du Temple. 1863 à 1865 : Louis Buffet et Cie, 21 rue Volta.
Marque : Louis Buffet, Paris.
Voir l'article sur Louis Auguste BUFFET dit BUFFET Jeune : http://rp-archivesmusiquefacteurs.blogspot.com/2009/11/la-famille-buffet-avant-buffet-crampon.html
PS 1 : Certaines adresses et dates provenant des ouvrages de Sébastien Bottin : "Almanach du Commerce et des adresses de tous les commerçants de Paris", sont suivi de dates avec un point d'interrogation. Nous devons vérifier pour les dates avec point d'interrogation, car les ouvrages consultés de 1830 à 1852, ne comportaient que les années paires.
Bibliographie principale :
* The new Langwill Index.
* Constant Pierre : Les Facteurs d'instruments de Musique.
*Nancy Toff : The dévelopment of the Modern Flute.
*Tula Giannini : The Lot & Godfroy Families 1650-1900.
*André Petiot : Buffet Crampon depuis 1825.
*New Grove Dictionary.
Merci à Denis Watel et aux membres du Larigot qui alimentent le groupe Yahoo et qui approvisionnent en photos ce site.
http://fr.groups.yahoo.com/group/Larigot/

samedi 28 novembre 2009

La famille BUFFET : Louis Auguste Buffet (Buffet Jeune)1789-1864.

Préambule (bis) :
Il n'est absolument pas question dans cet article de traité de façon exhaustive l'histoire de la Maison Buffet Crampon. D'autres sont mieux placés (en particulier la société Buffet Crampon) pour le faire. Alors si vous voulez contredire, corriger ou compléter ce document n'hésitez pas.

Louis Auguste BUFFET est né à La Couture Boussey le 6 août 1789. Il est le frère cadet de Denis BUFFET (Buffet-Auger).

Au moment de son mariage le 9 décembre 1813 à Anet avec Marie Madeleine Cadouel, il est luthier et habite à Anet.

Vers 1830, il installe un atelier et un magasin à Paris, 255 rue Saint Honoré. (BUFFET Jeune)

Vers 1834 il réalise en collaboration avec le clarinettiste François Dacosta (1778-1866) une clarinette basse en Ut à quinze clés, puis un peu plus tard une autre en Sib.

http://musicmac.ifrance.com/docs/dacosta.html

Deux exemplaires de ces clarinettes basses existent dans la collection, N. Schackleton, dont une porte une marque différente, de la marque classique : Fleur/BUFFET Jne A Paris/ Croix Maltese.
En 1838, il change d'adresse : BUFFET Jeune, clarinette, flûtes, flageolets, bassons, hautbois, auteur de la clarinette octave basse, magasin de tous les instruments, fournitures militaires commissions. 4 rue du Bouloi à Paris.

L'année suivante, le 22 janvier 1839, il obtient le brevet pour l'amélioration de la flûte Boehm système 1832, résultat d'une collaboration avec le flûtiste Victor COCHE (1806-1881).

Mais Louis Auguste Buffet est surtout connu pour le travail réalisé, en collaboration avec H. E. KLOSE (1808-1880)pour l'amélioration de la clarinette et l'adaptation des travaux de BOEHM à cet instrument. (Voir le blog de D. Watel : http://clariboles-et-cie.blogspot.com/ ). Il fit le même travail pour le hautbois en collaboration avec P.J.R. SOLER.

En 1840, il ouvre un deuxième magasin : BUFFET Jeune, breveté du roi, fournisseur du Conservatoire et des Théâtres Royaux, clarinettes, flûtes, flageolets, bassons, hautbois, auteur le la clarinette octave basse, magasin de tous instruments, fournitures militaires, commissions : 4 rue du Bouloi et 9 gal. Nemours.

A partir de 1845, son fils (Louis) Auguste BUFFET, né le 15 juillet 1816 à Anet, le rejoint. Il prend progressivement la direction de la Maison et dépose en 1859 et 1862 des brevets pour l'amélioration d'instruments à vent. Son père "BUFFET Jeune" décéde le 30 septembre 1864 à Anet.

Auguste BUFFET décéde le 8 avril 1884 à Paris.

Biliographie identique à l'article sur Buffet Crampon :

http://rp-archivesmusiquefacteurs.blogspot.com/2009/11/la-famille-buffet-jean-louis-buffet_30.html.

samedi 7 novembre 2009

CIMBASSO : voilà du grave.

Connaissez vous Miss Souris ? Vous non et bien moi non plus, mais cette charmante personne à un blog sympa :

http://repetitiondorchestre.blogspot.com/2009/07/instruments-improbables-le-cimbasso.html
Musicienne d'orchestre, elle découvrait le Cimbasso ; donc vous devinez ce que je peux en connaître : Rien.

Alors on cherche, et on trouve quelques trucs " C'est un trombone contrebasse à 3 à 5 pistons ou palettes en Fa ou en Si b".

Cimbasso, viendrait (non pas du Brésil, genre bossa) de "corno in basso" (ce n'est pas une insulte), et il a été utilisé au début du XIX siècle dans les opéras de Bellini, Verdi, Puccini...

En fait les parties de trombones dans le "très grave" étaient jouées par des instruments variables, selon les pays genre ophicléides, ou "truc comme celui illustré en dessous"


Il parait que vers 1881, un certain Peletti, fabricant de son état à Milan, a enfin trouvé la solution....et l' on arrive à ce que joue Monsieur Johnson.

Enfin pour conclure, comme vous pouvez le vérifier, il est temps de trouver un spécialiste des cuivres qui si colle pour faire un blog......alors allez y....c'est pas compliqué, cela ne prend pas plus de temps que de faire un mail. Alors le club du Larigot ?

Et ensuite le Cimbasso c'est " super beau " surtout pour le jazz, quand c'est joué par Mattis Cederberg, sur un arrangement de Helge Albin.

I Cover the Waterfront



dimanche 25 octobre 2009

Connaissez vous le Symplexophon?

Les ventes d'ebay sont souvent l'occasion de découvrir des instruments étranges, par ex :

(symplexophon de Weiss, vers 1900 ; collection Richard Pick).

Le Symplexophon.
En fait il s'agit d'un des ancêtres du mélodica actuel. Inventé dans les années 1870, c'est un instrument à anches libres qui était aussi appelé harmonica à clés ou accordéons à vent. On comprend pourquoi, lorsque l'on observe les exemples présentés dans cet article : le premier modèle de Weiss fonctionne comme un harmonica avec un registre lorsque l'on souffle et un autre quand on inspire. Le second modèle est en bois et en cuir, avec un mécanisme qui ressemble à celui de l'accordéon romantique.

Dans le même domaine, on peut citer l' harmonicor inventé par Louis Julien Jaulin en 1861. Baptisé hautbois nouveau, il se voulait un substitut au hautbois ou au cor anglais dans l'orchestre.


Avec 25 pistons, l'instrument chromatique (2 octaves) est organisé en touches blanches et noires à la manière d'un piano.

On peut également citer l' Hohnerette , qui fonctionnait sur le même principe que le symplexophon.

samedi 24 octobre 2009

Maisons Léon Pinet et Babolat. (Suite)

A la suite de notre article sur ces deux Maisons, nous avons reçu le livre des 125 ans de la société Babolat et nous sommes invité par Richard Pinet a visité son entreprise et son musée.


(Document Babolat à Lyon)

Qu' ils en soient remerciés. Nous ne manquerons pas de vous faire un compte rendu de cette visite.

à suivre ........

Article précédent sur les Maisons Léon Pinet et Babolat : http://rp-archivesmusiquefacteurs.blogspot.com/2009/10/leon-pinet-et-l-industrie-du-boyau-deux.html

mardi 20 octobre 2009

Les flûtes basses de DJALMA JULLIOT à la Couture.

Bass flutes from Djalma Julliot in La Couture Boussey.
Ce catalogue de 1903, de Djalma Julliot, est vraiment une mine d'or. Si comme moi, vous aviez des difficultés pour bien comprendre les différents systèmes : Borne Julliot, ce catalogue est d'une grande clarté.
Une partie est particulièrement intéressante, celle des modèles de flûtes basses.
Si vous souhaitez voir les illustrations en plus grand, il suffit de cliquer sur la photo, et vous verrez " M. Djalma Julliot et sa flûte en ut grave ". Il fallait avoir le bras long pour jouer de cet instrument.

Les tarifs : si on prend la plus onéreuse, c'est à dire la flûte en ut grave à tête recourbée, en modèle argent premier titre, et présentation "riche".....et tient avec une plaque d'embouchure en or, on se retrouve avec une addition de 1725 ffrs de 1900, soit si j'ai trouvé la bonne conversion : 6000 euros actuels.
Donc j' accchéte....pas vous. En fin si vous trouvez ce type d'instrument, vous pouvez m'appeler à toutes heures du jour et de la nuit, même pendant les vacances.

Pour ceux qui se posent des questions sur le modèle " riche ", ce n'est pas le modèle Rollex, Séguéla :
"Les instruments, Modéles riches, ne forment pas une qualité supérieure, car toutes les flûtes sont irréprochables sous le rapport de la qualité, mais elles sont l'object de soins spéciaux au point de vue du fini, de l'argenture; elles sont munies de couvre-tenons protecteurs, enfermées dans des étuis plus élégants et plus soignés, en bois naturel et gravées aux initiales de l'acheteur sur le tenon reliant la patte au grand corps".
Le 9 juin 2014 : Quelques actualités sur le sujet.
Ce qui est formidable avec internet c'est lorsque l'on souhaite trouver des instruments rares il suffit de faire un article dessus. Je concluais cet article sur les flûtes basses de Djalma Julliot en disant : "si vous en trouvez une appelez moi...."
Et le 12 juin 2010, voilà ce qui était proposé dans la vente de Vichy.....

Ensemble de flûtes de Djalma Julliot provenant du fond de Mr Clément Masson son successeur.
Pour mieux les voir il suffit de cliquer sur la photo.
Cet ensemble est assez extraordinaire, malheureusement il a été dispersé...heureusement quelques amis ont pu en acheter.
Alors dans ce lot il y avait :
N° 300 Cette magnifique flûte basse en ut.
N°280 Flûte basse en ??  mais très longue comme celle que Djalma Julliot tient dans ses mains sur la photo ci-dessus donc en ut grave ?
N°295 Flûte basse en mi bémol.
N°290 Flûte alto en sol. (idem N°270)
N°285 Flûte en la bémol.
N°275 Flûte en la.
N°272 Flûte en laiton.
N°263 Flûte en mi bémol.
 
Alors si vous trouvez des flûtes basses.....


samedi 10 octobre 2009

Claude DEMONNET (1878-1938) fabricant de pianos et aveugle.

Claude Demmonet est né en 1878 ; il perd la vue à l'âge de sept ans. Il apprend seul à jouer de la vielle à roue et remporte à quatorze ans le premier prix du concours de Lapalisse. Plus tard il fabrique des vielles et fonde en 1907 la fabrique de pianos Demonet (un seul n pour la raison sociale) à Vichy, sur des terrains lui appartenant, derrière l'église Jeanne D'arc.

En 1923, il fait construire une usine à quatre étage, en plein centre ville au 11 rue de l'intendance à Vichy et crée des magasins de musique à Vichy (rue Montaret, le magasin existe toujours au même emplacement), à Moulins, à Thiers, à Paris.
L'entreprise Demonet fêtera en 1926 la fabrication de son millième piano.

Cette société fabriquera plus de 5000 pianos et emploiera jusqu'à 100 salariés, avant sa fermeture en 1937, juste avant le décès de Claude Demonnet en janvier 1938.
La ville de Vichy a donné en 1932 le nom de Demonet à l'une de ses rues.
Les Magasins existent toujours : Pianos Demonet, 8 rue de la Tour d'Auvergne à Clermont Ferrand 63000.


vendredi 9 octobre 2009

Marguerite Dufay et son trombone


Cette jolie lithographie de Louis Anquetin (1861-1932) publiée en 1899, représente la chanteuse populaire Marguerite Dufay.

lundi 5 octobre 2009

Le site de Steve Billon sur You tube.

You tube est vraiment formidable pour trouver des personnages originaux.

Steve Billon est un marchand américain de cuivres, et il fait des " conférences" sur des instruments anciens ou originaux, comme par exemple sur les saxhorns duplex.

Vous trouverez sur You tube : 7 "conférences".

Je vous propose la quatre à titre d'exemple, c'est en anglais....mais très compréhensible.

samedi 3 octobre 2009

Un blog très sympa sur les harmoniums en péril

Un blog sympa sur les harmoniums "en péril", très, très intéressant. Les membres de cette association, restaurent les instruments, en jouent, et connaissent beaucoup de choses.

Cela peut donner des idées aux membres de l'ACIMV : A quand les vidéos musicales des instruments restaurés?

Bravo à l'équipe de l'association : Harmoniums en péril.

http://harmoniumenperil.blogspot.com/

Une vidéo qui montre que l'on peut appartenir aux deux associations.

vendredi 2 octobre 2009

Léon PINET et l' industrie du Boyau, deux mutations réussies.

Cette carte postale achetée sur ebay, nous donne l'occasion de comprendre la mutation et l'évolution de deux entreprises familiales sur plus de 100 ans.

On peut y lire le message de Monsieur Léon Pinet à "Monsieur le Directeur de l'industrie du Boyau".



De l'anche métallique pour Harmonium à la charniére industrielle : 1840....2010.

Créée en 1840 à Paris, la société Léon Pinet, toujours dirigée par la même famille depuis 6 générations compte aujourd'hui parmi les premiers fabricants européens de charniéres, verrouillages et articulations industrielles.

Ayant débuté son activité en 1840 autour de la fabrication d'anches métalliques pour orgues et harmoniums, ces anciens établissements Estéve, Berthion-Hédou et Geuffroy Réunis étaient installés 64-66-68 Cours de Vincennes dans le 12° arrondissement de Paris. Existait également une usine à Langres dans les années 1920.


Comme le montre la publicité ci dessus de 1927, la société Léon Pinet étaient également spécialisée dans les fournitures métalliques pour pianos.

La société Pinet est dirigée actuellement par Richard Pinet et emploie 145 salariés répartis entre Roissy, où est installé le siège sociale et Chaulnes (Sommes) où se situe l'unité de production.

http://www.pinet.tm.fr/

De la Corde de lutherie à la raquette de tennis de Nadal : 1809.....2010.

Leader incontesté du cordage de tennis, l'entreprise Babolat existe à Lyon depuis plus de 125 ans. Les origines de la firme remonte au début du XIX siècle avec Jean François Monnier qui en association avec un artisan italien, Savaresse, établi à Lyon depuis 1809, s'associent pour créer un atelier de fabrication de cordes de lutherie. A partir de 1848, il continue seul dans un atelier quai de la pêcherie, où il travaille les boyaux de mouton pour en faire des enveloppes à saucisses pour les charcutiers aussi bien que des cordes pour instruments de musique. J.F. Monnier s' associe par la suite avec son gendre Pierre Babolat, dont les parents, charcutiers sont originaires du Bugey.

Pub de 1927

Cette entreprise se développe sous le nom de Monnier-Babolat, et en 1875 quitte les quais de Saône pour le quartier de Gerland. Une année après qu'ont été édictées les règles du tennis, le fabricant anglais de cadres de raquettes Bussey vient en 1875 trouver P. Babolat. Il lui faut des cordes d'une longueur suffisante pour équiper ses cadres. Une année après l'invention officielle du tennis, Babolat invente les premiers cordages de tennis en boyaux naturels. C'est le boyaux de mouton qui est choisi au départ : six moutons sont nécessaires à la fabrication d'un cordage.

Le développement de la Maison Babolat sera considérable grâce au tennis, mais cette société garde également la partie charcuterie (établissements Witt) et la partie cordes harmoniques (Maillot).

http://www.babolat.com/

http://www.savarez.fr/musee.html



vendredi 18 septembre 2009

BOSSARD-BONNEL marchands de musique à Rennes.

Qui ne connaît cette jolie affiche de Lotti, pour la Maison BOSSARD-BONNEL de Rennes et de Rouen.

J'ai donc voulu en savoir un peu plus....donc Langwill : " Dealer Rennes 19°. See also Kelhermann" ......donc Kelhermann : " Paris early 19°....see also Bonnel".

BON.

Donc internet....bof. Donc dictionnaire des luthiers de Vannes et là un début de piste :

" Emile Bonnel : luthier, fils et élève de Joseph Bonnel. Né à Domvalliers (Vosges) en 1835 ; reprit en 1879 la maison de son père qui avait été vendue deux ans auparavant. Il eut son neveu Bossard comme associé et la maison passa sous la raison sociale : Bonnel et Neveu. A la mort de CH. Claudot (fils de Charles, petit fils de Charles, famille de luthiers de Mirecourt), son premier ouvrier (1887) il fait appel à Th. Husson.

Émile Bonnet meurt à Rennes le 17 juillet 1891. Son neveu Bossard lui succède, mais ce dernier meurt 5 ans plus tard.

Théodore Husson est né à Mirecourt en 1858. Élève de Mougenot , il devient quelques années plus tard son premier ouvrier. Il rejoins le 14 mars 1887 l'atelier d'Emile Bonnel et devient son premier ouvrier. A la mort de Bossard (1896) il prit la direction de l'atelier pour la veuve Bossard. Il mourut à la tâche, le 13 octobre 1907 aprés avoir, pour une grande part contribué au succés et à la fortune de cette maison. Une centaine de violons, 10 violoncelles, 2 altos portant l'étiquette Bonnel, sont sortis de ses mains. Trés peu d'instruments sont signés de Th. Husson.


En 1907 la veuve Bossard prend avec son fils Marius Bossard la succession ".

Quelle belle histoire, on dirait du Zola...et je suis sur qu'en cherchant un peu, on peut en trouver plus. Allez les Bretons ....au boulot.

Quant à Kelhermann ? Tous les cuivres marqués Bonnel à Rennes, portaient une marque Kelhermann à Paris. L'avantage avec Bossard-Bonnel c'est que l'on sait à qui il achetait ses instruments (cf la marque du pianos)

Donc à Suivre.



mercredi 1 juillet 2009

KÖCHLY luthier à Bourges

Cette Société a étè créé par le luthier J. Köchly en 1818. Ses enfants lui ont succédés jusque dans les années 1920, où la Maison fut reprise par H. Chedin.






jeudi 11 juin 2009

Henri HERZ pianiste virtuose et facteur de pianos.

Henry HERZ est né à Vienne le 6 janvier 1803 et est décédé à Paris le 5 janvier 1888.


Si vous voulez en savoir plus : http://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_Herz

Et :La vie de Henri Herz


Et encore plus : http://users.telenet.be/lieve.verbeeck/pianos_francais_1800_1829.htm


Médaille d'honneur : Exposition universelle de Paris 1855 (collection RP)