mercredi 7 juin 2017

Découverte d'un nouveau portrait de Jean Louis Tulou (1786-1865) célébre flutiste du XIXéme.


Dans une prochaine vente de lettres et manuscrits autographes, qui aura lieu le 20 juin chez Maître Ader sera proposé ce beau portrait attribué à Jean Baptiste Isabey (1767-1855). Ce portrait appartenait d'abord à Frédéric Chopin et ensuite à un autre célèbre flûtiste :  Paul Taffanel (1844-1908). Il existe d'autres portraits de Tulou à des périodes différentes.
Le plus connu est celui de Henri Grévedon.


On trouve aussi au musée de la musique à Paris, ce médaillon réalisé par Antoine Joseph Michel dit Romagnesi l'aîné qui représente Tulou en 1822 à 38 ans.
Jean Pierre Dantan (1800-1869) célèbre sculpteur a réalisé un buste "sérieux" de notre grand flûtiste...
......et une caricature bien connue que l'on peut voir au musée Carnavalet.

Il y a aussi ce portrait fait par un inconnu....plus proche de la  caricature que de la réalité !


Mais je me pose une question sur ce portrait, pourquoi représenter le grand virtuose vers ses 40 ans avec un basson en arrière plan ? Il y a un air de ressemblance avec Jean Louis, mais ne serait ce pas plutôt son père ? Jean Pierre Tulou (1749-1799) bassoniste qui avait également appris à jouer de la flûte? Si vous avez des précisions à apporter n'hésitez pas.

Dans les catalogues Couesnon nous découvrons Jean Louis Tulou en 1855 à 69 ans..


Si vous désirez un "très bon article sur Tulou et Jacques Nonon" cliquez sur ce lien :
C'est là (440) (c'est moi qui l'ai écrit....quel prétentieux).

Dans cette même vente du 20 Janvier, sera vendu une série de documents très intéressants concernant le grand flûtiste Paul Taffanel :
(Collection musée de Münich)
Par exemple son emploi du temps pendant plusieurs d'années :

Mais aussi ses appréciations sur des élèves : 


On peut espérer que tous ces documents resterons en France et rejoindront la BNF ou le Musée de la Musique de Paris.

Voici le lien sur le catalogue de la vente : Vente Ader du 20 juin.

......et tiens un petit cadeau, un portrait inédit d'un concurrent de Tulou : Joseph Guillou.

Collection RP.

"GUILLOU (Joseph), flûtiste et compositeur, né à Paris, entra comme élève au Conservatoire de musique de cette ville, en l'an V (1797), à l'âge de treize ans. Il y reçut des leçons de Devienne pour la flûte, et l'année suivante il obtint au concours un second prix de cet instrument. Ses progrès ne répondirent pas ensuite à cet heureux début ; le concours de l'an VII ne lui fut point favorable, et, dès lors, il n'y eut plus pour lui d'espoir de triompher dans ces épreuves publiques du talent, car il trouva l'année suivante un rival trop redoutable dans le jeune Tulou, dont le talent a été depuis lors célèbre dans toute l'Europe. L'altération des facultés morales de Devienne et la mort de Hugot firent bientôt après réduire les classes de flûte à une seule, qui fut confiée aux soins de Wunderlick; le nombre des élèves fut diminué, et Guillou se trouva compris dans la réforme. Il ne se laissa pourtant pas décourager ; après de nouveaux efforts, il rentra dans les classes du Conservatoire, et il y obtint le premier prix, à l'âge de vingt et un ans. Ses études terminées, il fut longtemps sans emploi aux grands théâtres de Paris ; mais, en 1815, il entra comme seconde flûte à l'Opéra et à la Chapelle du roi, et, l'année suivante, il obtint la place de professeur au Conservatoire, qui venait d'être réorganisé sous le nom d'Ecole royale de chant et de déclamation. Bientôt après, la place de première flûte de la chapelle du roi, étant devenue vacante, lui fut donnée. Irrité de ces nominations, Tulou donna sa démission de l'Opéra, et ce fut encore Guillou qu'on choisit pour le remplacer. Ainsi, en moins de trois ans, il passa de l'obscurité à la plus belle position qu'un flûtiste pût désirer à Paris. Il est juste de dire qu'il remplit ses fonctions avec beaucoup de zèle, et qu'il forma de bons élèves au Conservatoire, parmi lesquels on remarque Becquié et M. Dorus. En 1830, le dérangement de ses affaires le décida à quitter toutes ses places pour chercher une position dans les pays étrangers. II voyagea d'abord dans la Belgique, y donna des concerts, puis se rendit à Berlin, où il se fit entendre. II visita ensuite Hambourg et Stockholm, s'établit quelque temps en cette ville, et enfin se rendit à Saint-Pétersbourg où il se fixa, ayant renoncé à la musique pour la profession de teinturier-dégraisseur. Fatigué d'une situation qui ne convenait ni à son éducation, ni à ses goûts, il rentra plus tard dans la carrière d'artiste, et se fit écrivain sur la musique dans les journaux, sans parvenir à se créer une position aisée. Il avait fondé, à Saint-Pétersbourg, un journal français, sous le titre de l'Artiste russe. Guillou est mort dans cette ville, au mois de septembre 1853, à l'âge de soixante-neuf ans. On a de lui pour son instrument : 1° Premier concerto avec orchestre, Paris, P. Petit. 2° Deux idem, ibid. 3° Concertino composé pour les concours du Conservatoire. 4° Plusieurs thèmes variés pour flûte et orchestre. 5° Plusieurs thèmes avec quatuor. 6° Deux œuvres de duos pour deux flûtes, Paris, Hentz-Jouve. 7° Quatre fantaisies pour deux flûtes, Paris, Meissonnier. 8° Des fantaisies pour flûte et piano, ibid". (Fétis)

mercredi 3 mai 2017

Des becs de saxophone de légende : Otto Link. Vintage saxophone mouthpiece.

Même si je suis saxophoniste (amateur) et passionné de jazz, je ne suis pas collectionneur de saxophones "vintage", mon vieux ténor Mark VI de 1964 (acheté neuf avec mes premiers cachets) m'ayant toujours donné satisfaction. Alors les becs de saxophones !!!! Encore moins, toujours fidèle à Meyer. Mais en discutant saxophone, musique, jazz,  avec mon ami Alain Zachary, un "fou" de Stan Getz, connaissant dans les moindres détails, les becs Otto Link, les saxophones, les anches qu'il a joués et cherchant à reproduire cette sonorité  si caractéristique, j'ai commencé à regarder cela de plus prés. Une petite consultation sur le net.....et l'on trouve de tout, "bec Otto Link : Tone Master de 1940 : 1200 euros". Ouf, c'est cher, ouais mais si cela permet de jouer comme Stan Getz! Oui mais Getz jouait "un Florida": "I found a mint original very early florida tone edge slan signature 4. (facing stamped on the table). The tip measures about 7. I need a darker mouthpiece. Getz is my sound concept on his romantic tunes. If I decide to open it to a 8 or 8.5 is that a big deal ?".Ils sont pointus les amateurs....et on trouve que les baroqueux sont "tordus"; moi je pensais que ce genre de truc, ne se passait qu'à Bayreuth pour le grand Wagner!

Alors Otto Link, je connais les becs pour en avoir essayé quelques-uns et avoir vu mes copains saxophonistes jouer sur ce bec métal, mais rien d'autre.
Quelques principes de bases, pour les nons initiés.


Qui était Otto Link ?
Il n'existe pas grand-chose sur le net, sinon quelques légendes : "ce n'est qu'un nom marketing"....Même Boris Vian aurait utilisé ce pseudonyme pour écrire des articles sur le jazz. Il est vrai que si l'on met ce nom dans un moteur de recherche on obtient des milliers de propositions commerciales pour acheter un bec de saxophone de cette marque. En fait Otto Link d'origine allemande travaillait en 1920 dans la grande fabrique W.S Haynes Company. En 1922 il ouvre, associé à Franck Meyer (les becs du même nom) un magasin de musique et de réparation d'instruments de musique à vent au 792 de la 8éme Avenue à New York. C'est seulement en 1931 que sort le premier bec Otto Link : Master Link.
1930-31  : Le premier bec Otto Link : MASTER LINCK.



















Les caractéristiques de ce bec : il est en métal et possède de chaque coté de la table des encoches permettant de faire glisser la ligature, le dessus du bec est lisse sans sur-élévation centrale. Au niveau son il donne un son chaud, rond et profond et caractéristique des musiciens comme Ben Wester qui l'avait adopté.

Regardez le bec qu'il joue mais surtout ÉCOUTEZ ce son de saxophone peut-être d'une autre époque...mais quel musicien.
Le bec Master Link spécial Coleman Hawkins.
Bien sûr Coleman Hawkins, l'inventeur du saxophone moderne a eu droit à un modèle spécial du Master Link, c'est avec le couple gagnant : "Otto Link et Selmer Balanced action" qu'il enregistra, en 1939 le légendaire "Body and Soul".
 

Et voilà pourquoi tous les saxophonistes ténor ou alto, professionnels, amateurs et autres jouent un Selmer et Otto Link métal. Si vous voulez tout savoir sur le Selmer Balanced ou Super Balanced Action : Cliquez sur ce lien : Selmer Balanced et Super Balanced Action.
Mais le saxophone Selmer mythique c'est le Mark VI : Pour tout savoir sur le Mark VI Selmer : cliquez sur ce lien.
1935 : FOUR STAR modèle.


















Selon Théo Wanne (voir le site en fin d'article), ce modèle Four Star tient son nom des quatre saxophonistes Charles Strickfaden (As et baryton), Henry Wade, Pat Davis (Ts), Ross Gorman qui formaient la section de saxophones de grands orchestres à la mode de cette période. Ce n'est pas très important de savoir si cette anecdote est vraie, mais écoutez ce type d'orchestre et le rôle du saxophone montre l'importance de musiciens comme Coleman Hawkins dans l'évolution de notre instrument favori. (Orchestre de Paul Whiteman dans lequel jouait certain des four star)
Ce bec n'est pas très différent du Master Link, c'est principalement au niveau de la ligature que le changement est significatif. Elle entoure la totalité du bec et l'anche, le système des encoches latérales est supprimé.














Bien sur " The Hawk " (Le faucon, surnom de Hawkins) à eu son modèle spécial.

1938 : Premiers becs Otto Link de saxophone et clarinette en ébonite.
On élargie le marché en proposant aux étudiants des collèges et aux clarinettistes un bec en ébonite, nettement moins cher que le métal.

1940 : New York Tone Master.
C'est avec cette série "Tone Master" de bec qu'Otto Link atteint son apogée, grâce à la projection du son obtenue. Une partie surélevée sur le dessus du bec marqué "Otto Link" permet de mieux centrer la ligature qui elle aussi est allégée donnant un minimum de contact avec l'anche, donc une meilleure vibration. Sur la base du bec apparaît "Otto Link New york" et "Tone Master" et l'ouverture est inscrite sur la table.
































Quelques musiciens célèbres, amateurs du Tone Master et du Super Tone Master : Hank Mobley, John Coltrane, Johnny Griffin, Benny Carter, Lester Young, Buddy Tate, Ben Webster, Coleman Hawkins.......
J'aurais bien aimer être là pour la réunion de trois de mes idoles : Johnny Griffin,
John Coltrane, Hank Mobley.
Pour la partie musicale qui illustre cette séquence, un "petit morceau" de Coltrane dédié à notre ami José Daniel Touroude.....très soft, mais classique de façon à ne pas l'effrayer et lui montrer que le jazz ne s'arréte pas à Benny Goodman et à Buddy DeFranco.

Pour l'anecdote, lu dans libération :Comment travaillait Coltrane?
"Coltrane consommait une quantité industrielle d’anches. Sonny Rollins se souvient de ceci: alors qu’il visitait John dans la Jazz Gallery, il entre dans la loge et le voit répéter. Sur la table, une cinquantaine d’anches. Toutes usées dans la journée de répétition! Le saxophoniste français François Jeanneau lui envoyait des paquets d’anches de Paris. Coltrane ne voyageait pas sans un sac rempli de becs. Il est allé voir le fabricant Otto Link en Floride pour acheter des becs originaux. Le métal de l’un de ces becs était construit avec celui d’un panzer allemand. Un bec coûtait entre 20-30 dollars. Coltrane disait: «J’entends un son. C’est comme si je tenais un coquillage contre l’oreille. Ou comme le bruit de New York à quatre heures et demi, ou cinq heures du matin.» Il ne lâchait pas l’instrument. Il répétait des heures, s’interrompait uniquement pour manger. Il mord dans le métal du bec, malgré d’insupportables douleurs dentaires (il avait de très mauvaises dents et souffrait de gingivite: raison pour laquelle on trouve peu de photos où il sourit). Sa première femme Naïma raconte qu’il s’endormait parfois avec le ténor dans la bouche. Quand elle quittait la maison, inutile d’essayer de sonner à la porte: le musicien n’ouvrait pas".
Libération : Bruno Pfeiffer 27 mai 2011. (Mise à jour le 4 février 2015) 
Pour ceux qui voudraient réparer leurs becs métal : une vidéo intéressante.

1950 : Super tone Master "Double Band".
Au début des années 50 sort un nouveau bec tout d'abord fabriqué à New York, très peu différent du Tone Master. Les premières séries comportent deux doubles bandes sur le tenon, ils sont très rares.

Bec de ténor Super Tone Master Otto Link fabriqué à New York
dans les années 50, sur le tenon on peut lire "Otto Link New York" et "Super
Tone Master entre deux doubles filets.
Hank Mobley joue sur cette photo un Super Tone Master
"Double Band".
Encore un beau musicien à  écouter dans un de ces morceaux qu'il a rendu célèbre : "This I Dig of You" Écoutez le solo de piano de Wynton Kelly, cela vaut le détour.


Les séries suivantes du Super Tone Master, toujours fabriquées à New York ne comportent qu'un double filet.


Les becs Super Tone Master de New York étaient commercialisés dans une boite
rouge et Blanche, comme celle-ci (Boite de Tone Master).
En 1950 la société Otto Link est vendue à Ben Harrod qui déménage pour le Floride à Pompano Beach.


Le Super Tone Master (STM) fait en Floride ressemble beaucoup au STM double band fait à New York. Le son est beaucoup plus brillant car les bords sont plus épais. Le nickel remplace l'argent comme sous couche de l'application d'or, d'où le placage doré disparaît plus facilement au fil des ans. Les musiciens utilisent désormais des becs plus ouverts au-dessus de l'ouverture classique "5" utilisée dans les années 40 à 50. L'inscription New York disparaît, et le tenon comporte deux "band" et l'inscription Super Tone Master.





Le bec STM "Florida" évolua encore dans les années 50. Il n'avait pas de numéro de série, le nom Super Tone Master était placé sur le tenon entre deux bandes ; ces becs étaient particulièrement brillants.

Tone Edge " Florida sans USA "  apparait aussi vers 1950. 


C'est l'un des becs joués par Stan Getz dans sa période Bossa Nova.


En 1960 les becs STM ont sur le tenon une marque ajoutée : "USA" et la ligature porte un T sur la molette.
C'est ce type de bec que jouait Dexter Gordon. Dans l'extrait suivant (avis des spécialistes), il semble être dans la période Blue Note où il jouait un Dukoff Hollywood et un saxe Conn 10 M, car le son est plus agressif comparé à la période où il jouait STM "Florida et un Mark VI" et avait un son plus "moelleux" (Second extrait avec Peterson).





jeudi 20 avril 2017

Facteurs ? Marchands de musique ? une nouvelle découverte des Frères DUVEAU à La Rochelle.

Pour les collectionneurs d'instruments de musique anciens, la découverte d'un nouveau nom, d'une marque inconnue surtout lorsqu'elle est de province, pose invariablement la question : "Nouveau facteur ou simple revendeur d'instruments de la capitale ou de La Couture Boussey".
Il y a une semaine, deux beaux instruments étaient à vendre sur Ebay. Tout d'abord une flûte en buis baguée en ivoire à 5 clés en laiton, portant une marque : "E5b/Duveau Flx/ala/Rochelle/E5b".













Mais aussi le piccolo de la même facture, portant la même marque.
"Qui c'est celui là....Vous connaissez ? Non .....Alors vite la bible : Le LANWILL. Qu'est ce qui dit?"

Langwill page 98.
On n'en sait pas plus. Alors au boulot.....Quelques investigations aux archives de Charente Maritime et quelques heures plus loin, on en sait un peu plus.
En fait il s'agit de deux frères : Martin Michel Duveau né le 28 juillet 1788 à Saumur qui se déclarera pendant toute sa vie comme "Facteur d'instruments à vent.....
Signature de Martin Michel Duveau (1788-1874).
..... le second  : Félix Duveau né le 29 juin 1799 à Nantes sera d'abord tourneur, tabletier puis aprés luthier.
Signature de Félix Duveau (1799-1876).
Leur père Michel Duveau (1750-1837) né à Saumur, était tabletier, tourneur tout d'abord dans cette ville,où il s'était marié avec Marie Pavillon (1758-1837), avaient eu 5 enfants, dont Martin Michel, avant de rejoindre La Rochelle, en passant par Nantes où était né Félix. Le grand père, Michel Duveau (1731-1817) était charpentier de marine à Saumur.
Toute la famille est arrivée vers 1810 à La Rochelle, rue de Gascogne, Michel, Martin et Félix travaillaient comme tourneurs. Félix Duveau se maria jeune, le 18 décembre 1817 avec Louise Brouquiére (1792-1819) ; ils eurent deux enfants décédés très jeunes.
Flûte à 5 clés des Frères Duveau, vers 1835.
Sa première épouse décède en 1819. Il se remarie le 7 janvier 1825 avec Sophie Flour (1794-1875), ils auront trois enfants dont Félix Antoine Duveau né le 8 novembre 1830 et qui sera facteur de pianos.
En 1826 toute la famille se retrouve  rue du Minage à La Rochelle, mais le père Michel Duveau est devenu Cabaretier et ses deux fils sont toujours tourneurs. En 1831 le père est toujours cabaretier à la même adresse et vit avec son épouse et sa petite fille Félicitée Duveau (1817-1834), fille de Félix née de son premier mariage. Les fils se sont installés 2 rue des Puits Doux où ils ont ouvert un magasin de musique "Duveau Frères". Entre temps Martin Michel Duveau a épousé le 9 novembre 1829 Rosalie Boutet. Ils auront trois enfants mais aucun de continuera le métier. Au cours de son mariage et de la naissance de ses enfants, Martin Michel Duveau se déclarera : "Facteur d'instruments à vent".
Piccolo Duveau Frères.
Martin Michel Duveau restera associé à son frère Félix Duveau jusque vers 1860 et demeura toujours au 2 rue des Puits Doux. Le fils de Félix, Félix Antoine Duveau né le 8 novembre 1830 à la Rochelle, reprendra la Maison Duveau, comme marchand de musique et facteur de pianos. Il avait été formé à la facture de piano à Paris chez Hermann Vygen, facteur parisien d'origine hollandaise dont il avait épousé la fille Caroline Eugénie Vygen le 24 mai 1853 à Paris.
Piano de Herman Vygen. (Coll du Musée Lascaris)
Hermann Vygen aura également deux fils Herman Eugéne et Louis Philippe Jules Vygen qui continueront l'activité à Paris. Félix Antoine Duveau reviendra vers 1860 à la Rochelle où il sera associé à son père (Duveau père et fils) au 7-9 rue du Palais. Aprés le décès de son oncle, Martin Michel Duveau le 15 décembre 1874 et celui de son père le 23 décembre 1876, il continuera l'activité sous l'enseigne : Duveau Fils.
Marque d'un orgue Vygen.
Alors à la lecture de toutes ses infos, la flûte et le piccolo vendus sur Ebay sont ils l'oeuvre d"un simple revendeur ou d'un vrai facteur"? A votre avis ?